La malédiction du Carmagnole

- Je vois, Campielliste que l'Eglise et son histoire n'ont aucun secret pour vous !

- Bien sûr gondolier(o) ! Notre amie Barocco m'a un jour confié que depuis qu'elle fréquente Venise, elle n'a jamais passé au tant de temps dans les lieux du Culte !

Pauvre Christian !

- Qui est Christian ?

- Je t'expliquerai cela plus tard, Corto.

Voyons voir ce que ce gondolier à pour nous.

 

Juin 1775. Paroisse de San Canciano.

Déposition de Angelo di Barmante, parroco de la paroisse de San Canciano, reçue par Ambrogio Fanton, officier de police.

« Hier soir, je rangeais  mes habits sacerdotaux dans la sacristie. En ouvrant la grande crédence...L'horreur! Le corps décapité et carbonisé de l'abbé Domenico Gruro qui vient me seconder tous les dimanches recroquevillé à même mes chasubles.  Je suis venu vous trouvez en toute discrétion. Si cela s'ébruite, ma paroisse ne s'en relèverait pas. »

Addendum: juillet 1775. Cinq jours après la découverte du corps torturé de l'abbé D. Gruro, sa tête a été retrouvé dans la chambre aux cloches du campanile de San Canciano par le curé de la dite paroisse. De la bouche a été extrait un bout de papier avec les mots LIVRE et CAFE inscrit probablement avec le sang de l'abbé. Monsieur le parroco di Bramante m'a encore recommandé la plus grande discrétion.

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