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Le miroir des illusions

 
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Stef*



Inscrit le : 17 Avr 2005
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Localisation : Bruxelles

Message Posté le : Lun 30 Mai 2016, 15:02:04    Sujet du message: Le miroir des illusions Répondre en citant

Voilà le dernier ouvrage de l'écrivain bruxellois se dérouler une nouvelle fois à Venise.

Si ce nouveau roman est de la même facture que son Retour à Montechiarro, je me réjouis déjà d'y plonger! Wink





http://www.lesescales.fr/livre/le-miroir-des-illusions
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dominique M.



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Message Posté le : Lun 30 Mai 2016, 18:35:24    Sujet du message: Répondre en citant

ce "miroir" pourrait être la lagune ...
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Stef*



Inscrit le : 17 Avr 2005
Messages: 8521
Localisation : Bruxelles

Message Posté le : Mer 29 Nov 2017, 15:16:44    Sujet du message: Répondre en citant

Si la vengeance est un plat qui se déguste froid
que dire du mets que nous présente ici Vincent Engel!
Froid dans le dos que ces existences...

J'ai bien aimé.
Que dire de plus, si ce n'est qu'il est très difficile d'en abandonner la lecture.

De Venise pas ou peu...
Le ghetto peut-être.

De Venise peu ou pas...
Si ce n'est la relecture des tableaux du Titien et du Tintoret: la présentation de la Vierge au Temple.

J'avais déjà eu l'occasion de lire sur certains blogs la périlleuse interprétation de l'oeuvre de Robusti.
S'il est connu que l'on puisse faire dire n'importe quoi aux chiffres et aux statistiques,
il semble bien qu'il en soit de même avec la lecture d'un tableau.
J'ignore qui est à l'origine d'une telle interprétation, me semble-t-il tirée par des cheveux que je n'ai plus...
Quoiqu'il en soit, lors d'un prochain sérénissime séjour que je me souhaite le plus proche possible,
je me ferai une joie de me rendre à la Madonna dell'Orto et d'interpeller Saint Pierre sur le sujet!
J'aimerais bien à l'occasion avoir votre sentiment sur le sujet...

Bonne lecture... Wink
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Martine



Inscrit le : 18 Sept 2006
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Message Posté le : Mer 29 Nov 2017, 16:27:32    Sujet du message: Répondre en citant

Juste de retour d'un petit voyage à Venise...je voulais cette année, refaire un petit tour du côté de Madonna dell'Orto!
Ce tableau...dommage de ne pas avoir lu ce livre, pour en avoir une nouvelle interprétation avant de l'avoir revu! Mais peu importe...je le garde en mémoire, tellement je l'ai trouvé encore plus beau que dans mon souvenir!
Une petite photo...même si elle est médiocre! (prise de côté malheureusement, ce qui déforme un peu: le matin: trop de reflets de face!)
Chaque personnage est à regarder de plus près...tout est magnifique: le mouvement, cette petite qui monte l'escalier, le ciel...
Quant à l'interprétation...juste près de nous...une dame donnait une explication à son amie que je ne connaissais pas...mais je ne suis pas une spécialiste...alors...
Mais je lirai le livre...sûr!
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Blandine



Inscrit le : 24 Fév 2008
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Message Posté le : Dim 28 Jan 2018, 23:44:37    Sujet du message: Répondre en citant

J'aimerai bien être dans la tête de Vincent Engel !!!

Pendant près de 20 ans, il a poursuivi une gigantesque saga avec les mêmes personnages.

Depuis le petit roman Raphael et Laetitia, il n'a cesser de renouer les fils de cette histoire avec Retour à Montechiarro, Requiem vénitien, Le miroir des illusions et les absentes (que je n'ai pas encore lu).

Je suis époustouflée par sa maîtrise de la narration et l'intrigue qu'il parvient à échafauder. C'est vraiment du grand art.

Pas ou peu de Venise, tu dis Stef*, mais quand même tout le début de la première partie avec l'histoire d'Alba s'y passe, dans une période rarement traitée, c'est à dire le début du XIXe. Et puis, il y a de fréquents retours.

On y retrouve aussi le personnage d'Asmodé, personnage récurrent dans tous les livres, une sorte de juif errant qui surgit, tel un bienveillant démiurge, pour aider ceux qui sont dans la détresse, depuis 1800 jusque dans les années 1978.

C'est à lui que l'on doit les deux interprétations de la présentation de Marie au temple par Titien et Tintoret.

Alors, autant celle de Titien me semble pertinente et, ma foi, bien observée, avec le ballet des mains, autant celle de Tintoret me parait hasardeuse. Pour Titien, ce n'est pas de l'histoire de l'art, mais, une bonne observation, sans plus.

Pour Tintoret, connaissant quand même un peu le peintre et son caractère, il me semble bien hasardeux de le qualifier d'espiègle ... Je ne crois pas que ce soit "son genre", comme on dit. Quant à voir un sexe de femme dans le plissé de la robe de la petite Marie ...


(image d'e-venise, mais je n'en ai pas d'autres, en effet, il y a toujours un reflet sur le tableau)

Je ne sais pas ce que vous en pensez ... Mais, vraiment, cela ne me saute pas aux yeux. Shocked A l'intérieur du triangle lumineux, oui, bon peut être, mais quand bien même ... La réponse et sans doute plus à chercher dans la tête de l'auteur que dans celle de Tintoret.

Mais cela ne représente que quelques lignes dans cet épais roman où, tel un marionnettiste implacable, le prince Malcessati, poursuit sa vengeance. Aboutira-t-elle ? Peut être pas comme il l'avais imaginée.

Quatrième de couv'

Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d'un petit village de Toscane, apprend le décès de son protecteur de toujours, Don Carlo. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits : trois femmes, deux hommes. C'est le legs d'un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d'une mission : venger Don Carlo par-delà la mort, en tuant tous ceux et celles qui ont empoisonné son existence.

Venise, 1800. Une enfant naît dans un palais en ruine : Alba. Radieuse et sauvage, elle grandit en se moquant des hommes comme de la morale, et n'entend pas changer de vie en épousant le prince Giancarlo Malcessati, alias Don Carlo.
Une nuit, au coin d'une rue mal famée, surgit Wolfgang. L'Allemand s'éprend aussitôt d'Alba. Entre eux, pourtant, il s'agira moins d'adultère que de crime...
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Stef*



Inscrit le : 17 Avr 2005
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Message Posté le : Lun 29 Jan 2018, 14:34:54    Sujet du message: Répondre en citant

Blandine a écrit:
Quant à voir un sexe de femme dans le plissé de la robe de la petite Marie ... cela ne me saute pas aux yeux.


C'est dans le froissé de la petite fille au premier plan, au bas des escaliers, qu'il faudrait y voir un sexe féminin... Wink

Engel reprend cette analyse que l'on retrouve dans maintes études du tableau,
en quelque sorte une machinerie du Tintoret pour se moquer de l'Eglise sans trop craindre les foudres de ses sbires.

Voici résumé ce que certains y voient.
Le tableau de la Vierge grimpant le raide escalier de pierre est au départ divisé en deux: il s'agit des deux volets fermant l'orgue.
Ils ont depuis été réunis.
Le volet de gauche (les hommes le long de l'escalier, au balcon qui suivent la montée de la Vierge) une fois ouvert laisse apparaître un autre tableau:
La Vision de saint Pierre, actuellement à gauche dans le choeur de la chiesa.
Les deux clés qui pendouillent entre les jambes du saint ne seraient rien d'autres que la représentation de ses virils attributs!

Le volet gauche ouvert et le volet de droite encore fermé nous laisseraient voir les "fameuses clés" à la seyante hauteur du "plissé vulvaire" de la fillette au bas des degrés ...

A chaque Campiélliste de se faire une opinion...

Bien sûr, armé de cette (dé)culottée interprétaion, on ne visite plus la Madonna dell'Orto dans le même état d'esprit! Cool Cool
Et que dire des fidèles de la messe dominicale et des nombreux couples qui y viennent se jurer fidélité pour l'Eternité! Razz Razz Razz Razz




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Blandine



Inscrit le : 24 Fév 2008
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Localisation : Rennes

Message Posté le : Lun 29 Jan 2018, 19:47:33    Sujet du message: Répondre en citant

Me voici plus amplement éclairée !

Mais, crois-tu vraiment, Stef* que Tintoretto ait voulu cette lecture ?????
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Martine



Inscrit le : 18 Sept 2006
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Message Posté le : Lun 29 Jan 2018, 21:57:29    Sujet du message: Répondre en citant

Stef* a écrit:

Et que dire des fidèles de la messe dominicale et des nombreux couples qui y viennent se jurer fidélité pour l'Eternité! Razz Razz Razz Razz


Il n'y a que l'intention qui compte, non? Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
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babeth



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Message Posté le : Mar 30 Jan 2018, 13:19:15    Sujet du message: Répondre en citant

on peut imaginer Tintoretto volontiers frondeur avec les instances du pouvoir;
les clefs, bon, n'ont pas attendu Sigmund pour en faire le symbole du pouvoir, donc du pouvoir masculin d'intromission ....ce qui semble justifier cette thèse osée c'est peut-être la retenue vers l'arrière du/des jupons : quelle utilité pratique pourrait on lui assigner ? on ne peut décemment pas mettre ça au rang de la coquetterie vu l'âge de la petite; il faut attendre Nap iII pour voir les "pinces à jupe" reliées à leur anneau de doigt pour éviter de marcher sur sa robe longue au bal....Vu le contexte historique de la production des toiles, on est en droit d'imaginer que des artistes , se sentant un peu trop "corsetés" par le cahier des charges, prenaient qq liberté comme un clin d'oeil ou un pied de nez envers des commanditaires par ailleurs pas ou mauvais payeurs, ou même une irrévérence envers les instances religieuses si les idées de la Réforme les tentaient ?
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Joelle



Inscrit le : 17 Avr 2005
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Localisation : Breizh

Message Posté le : Mar 30 Jan 2018, 20:26:36    Sujet du message: Répondre en citant

🤔🤔🤔🤔🤔 Moi qui ne suis pas une trés grande fan de la peinture vénitienne en général, j'avais ressenti un vrai choc émotionnel devant ce tableau lors de mon premier séjour à Venise😳😳😳
A lire vos commentaires, je suis tentée de me ranger à l'avis de Blandine, faut-il prêter à l'artiste autant d'intentions cachées ???

Mais les interprétations présentées sont, j'avoue, bien séduisantes et plutôt convainquantes🤔🤔

Alors Question Question Question

Quelle interprétation truculente nous aurait soumis Daniel Arasse???
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Blandine



Inscrit le : 24 Fév 2008
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Localisation : Rennes

Message Posté le : Mar 30 Jan 2018, 22:25:29    Sujet du message: Répondre en citant

Joelle a écrit:


Quelle interprétation truculente nous aurait soumis Daniel Arasse???


Où Edouard Dor ... Qui a commis deux livres délicieux: Les couilles d'Adam à propos de Masaccio et L'ennui de deux vénitiennes sur Carpaccio Very Happy

Je reste dubitative, tout de même ...
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Stef*



Inscrit le : 17 Avr 2005
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Localisation : Bruxelles

Message Posté le : Mer 31 Jan 2018, 16:13:11    Sujet du message: Répondre en citant

Difficile de trancher.
Mais le hasard n'existant pas...

J'aimerais tellement que cela soit vrai!Wink
Et ton commentaire pertinent, Babeth, me ferait bien pencher en ce sens.

Qui est le quidam (son potentiel crédit) à l'origine de l'interprétation?

Aussi le Tintoret est-il coutumier du fait?
Mais bien sûr, ce pourrait être l'unique fantaisie du peintre en la matière...

Il faut noter que le tableau et les deux volets ont été réalisés avec trois ans d'écart: La présentation de la Vierge en 1552-53, La vision de saint Pierre en 1556.
Difficile à croire ainsi en ce détail effronté sauf si, et c'est vraisemblable, l'ensemble a fait l'objet d'un programme rigoureusement défini à l'origine de la commande.
En revanche, quelle patiente jubilation pour le maestro, dans ce cas! Wink

Mais aussi pourquoi flanquer en cet endroit une des clés de l'apôtre?

Pour suivre Babeth, comment expliquer le curieux plissé de la robe de la petite?
Toujours en accord avec Babeth, l'homme Robusti réputé peu scrupuleux, à la limite de la malhonnêteté:
...extravagant, capricieux, ...le cerveau le plus terrible qu'ait jamais connu cet art... dixit Vasari.
Toutefois le même disait aussi à propos du tableau: ...oeuvre la mieux conduite et la plus heureuse qui soit en ce lieu...

Enfin, comme le souligne Babeth, le contexte historique: la Réforme et le concile de Trente dont la fin marquera le début des guerres de religions.
La deuxième de ses trois sessions vient juste de se solder par un échec.
Pourquoi ne pas y voir le pied de nez d'un artiste à l'Eglise, commanditaire prépondérant de l'époque, sans trop s'en attirer les foudres...

Oh si cela était délibéré...Wink Wink
D'autres peintres ne s'en sont pas privé, si je ne m'abuse!
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Blandine



Inscrit le : 24 Fév 2008
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Message Posté le : Dim 08 Juil 2018, 17:35:07    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de finir les Absentes paru en 2006, mais qui, à mon avis clôture la fresque des personnages de Montechiaro.



Le roman est divisé en 3 parties dont la dernière se situe à Venise en 1985.
Un jeune étudiant en lettre et futur écrivain qui tient beaucoup de Vincent Engel lui-même se trouve confronté toujours grâce à Asmodé Edern, à une série de personnages qui inspireront le saga de Montechiaro.

Alba et Giancarlo, Laetizia et Raphael, Domenico della Rocca grâce à une lettre, Giacoli, que ce soit par allusion ou par des rencontres de personnages. Par ailleurs, le jeune écrivain, Baptiste Morgan est le neveu du photographe du Retour à Montechiaro.

J'avoue être admirative du talent de Vincent Engel qui sur l'ensemble des 5 romans ( Raphael et Laetizia, Retour à Montechiarro, Les Absentes, Requiem vénitien, ,Le Miroir des illusions) réussit le tour de force de croiser les intrigues avec une maîtrise peu commune. Mais les absentes sont un cran en dessous, je trouve.

Pour moi, le meilleur reste Le Miroir des Illusions !
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