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Ouvrages présentés sur cette page
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Quelques cafés italiens

En observant Venise

Venise au temps de Goldoni

Je ne veux jamais l'oublier

 

Editions Hachette

Venise au temps de Goldoni

Françoise Decroisette

Au XVIIIème siècle, époque où Goldoni la choisit pour théâtre de ses comédies, Venise est en pleine transformation sociale et culturelle. Après la splendeur du XVIème siècle, cette période qui se clôt par la chute de la République, en 1797, marque la fin d'une époque mythique pour en ouvrir une autre. L'ancienne noblesse se détourne peu à peu du négoce maritime, pour s'intéresser aux fêtes et aux théâtres. Une bourgeoisie montante reprend ce rôle d'entrepreneur des mers, et tente de maintenir le prestige de Venise en Méditerranée. De multiples petits métiers animent la ville, en s'adaptant à cette nouvelle cité des plaisirs. Goldoni est beaucoup plus qu'un promeneur curieux en quête d'inspiration pour ses comédies et ses livrets. Il cherche à comprendre ce qu'est Venise, à travers la mise en scène du quotidien.
La ville est-elle vraiment devenue une ville musée ? Les marchands ont-ils abandonné tout commerce honorable ? Les nobles ne vivent-ils que pour la fête et les plaisirs ? Et les femmes sont-elles véritablement toutes «folles à lier» ?. Parce qu'il allie la mise en perspective historique et les citations de textes de Goldoni (mais aussi de Casanova ou d'autres auteurs), cet ouvrage nous replonge dans Venise telle que ses habitants l'ont réellement vécue. Les fêtes, le fonctionnement des palis, les divertissements populaires, les métiers sont replacés dans un cadre vivant, fait de places légendaires et de canaux.

Reçu..hier matin... très agréable à lire... rien de vraiment nouveau pour nous mais une approche légère....de Venise...ponctuée d'extraits de Goldoni..(.dont on connaît l'esprit critique )...qui donnent une couleur nouvelle à certains aspects de la vie vénitienne à cette époque
Danielle sur le forum le20/12/08

 

Editions Folio

Je ne veux jamais l'oublier

Michel Déon

Avant d'entrer dans ce qu'il appelle le cercle infernal du travail et des loisirs forcés, Patrice Belmont s'offre le répit d'un séjour à Venise auprès de sa tante, la marquise Bongiovanni, dont les manies et le snobisme l'agacent plus qu'ils ne l'amusent. Pourtant, c'est grâce à elle qu'il rencontre les deux personnes qui vont influer sur le cours de son existence : Jean Lebreuil et Olivia.
A vingt-huit ans, Patrice se sent assez détaché de tout, sauf de la beauté et de l'Italie, et passerait facilement pour cynique et blasé alors qu'il n'est peut-être que blessé par la rupture d'un amour ancien. Son esprit désinvolte séduit le financier Lebreuil qui 'l'engage comme secrétaire à son retour à Paris : offre providentielle pour un garçon qui se soucie peu d'argent mais en ressent là nécessité. En effet, pendant ces vacances italiennes, il s'est lié avec Olivia d'une amitié amoureuse bientôt transformée en passion dont la flambée l'aveugle sur cette enfant gâtée avide de,coûteuses babioles.

..je viens seulement de le commencer ... j'ai un peu de mal à entrer dans l'histoire.  Bien sûr, il y a le "style" DEON qui nous change de tous les petits romans faciles que l'on peut lire en une heure ou deux... ici il faut lire chaque mot...lire chaque phrase   .. rendez-vous dans un jour ou deux....
Danielle sur le forum le 09/01/09

Je l'ai fini il n'y a pas très longtemps. J'ai dévoré la 1ère moitié où il est question d'Italie (Venise (très peu), le lac de Côme, San Giovanni Rotondo...). Et je me suis lassée des personnages dans la 2ème moitié que j'ai eu beaucoup de mal à terminer. Une écriture très agréable pourtant mais des personnages et une histoire qui ne m'ont pas intéressée.
Zen sur le forum le 10/01/09

je ne parviens pas à cerner les personnages qui pataugent dans leurs "destinées" ..un pas en avant, deux en arrière.... le livre est sorti en 1950.. nous sommes aujourd'hui habitués à des "histoires" plus rapides... néanmoins le contexte historique est très intéressant......C'est un beau livre mais comme diraient certains jeunes... y a beaucoup de mots.
Danielle sur le forum le 18/01/09

 

Editions Payot

En observant Venise

Mary McCarthy

 

Comment un peuple de commerçants mus essentiellement par l'appât du gain a-t-il pu créer cette ville " belle comme un songe ou comme un conte de fées "?
La réponse se trouve dans l'histoire de Venise, dans celle de ses peintres mais aussi dans les clichés qu'elle a suscité.
Une des meilleures introduction possibles à la découverte de la Cité des doges.

 

 

Cet après midi, au soleil d’hiver, j’ai lu ce délicieux petit livre de Mary McCarthy. J’ai regardé, je l’espère soigneusement, s’il avait déjà été évoqué, mais comme il ne me semble pas, je vous le présente ici.

Il n’est pas récent. Paru en 1956, il n’a été traduit en français qu’en 1994. Cette édition date de 2003. Je l’ai trouvé à Venise, mais il est également disponible sur le net.

J’ai adoré le style, brillant et allègre, l’humour, l’acuité du regard, l’érudition, la pertinence et l’élégance de ce petit opuscule de 140 pages qu’il faut lire d’urgence ! A faire entrer dans la bibliothèque du Campiello et poser sur vos rayonnages personnels …

Deux extraits :

… Une chose demeure certaine :la sophistication, cette sophistication contemporaine qui impose de se démarquer, d’être paradoxal, de renverser les données, s’avère impossible à Venise. Et, avec le temps, c’est ainsi que jaillit la beauté du lieu. On abandonne le lutte, on se soumet à un sentiment traditionnel. On accepte le fait que ce que l’on est sur le point de dire, de ressentir, a non seulement déjà été dit par Goethe ou Musset, mais était également sur les lèvres du touriste de l’Iowa débarquant sur le Place Saint Marc, flanqué de son épouse avec une fourrure piquée d’une broche…

…Comment ce peuple de commerçants a t-il pu créer une cité de rêve, belle comme un songe ou comme un conte de fées ? … Venise ne peut être un accident heureux, ni un jeu de lumière. J’ai longtemps pensé à cela et il m’apparaît à présent que, comme dans le plupart de énigmes, la clef réside dans la manière dont on pose la question : Belle comme un songe ou comme un conte de fées … Il n’y a là aucune contradiction, si vous réfléchissez un instant aux images de la beauté que l’on trouve dans les contes de fées … voilà l’esprit d’enchantement dont Venise est la proie, rose et perlée, comme la Belle au Bois Dormant, intacte, au travers de siècles, pétrifiée, tandis qu’autours d’elle croît la forêt de béton du monde moderne. Venise, c’est l’inconscient du monde : le trésor étincelant d’un avare, gardée par une Bête aux yeux d’agate blanche …


J’aime !!!
Blandine sur le forum le 01/02/09

Moi aussi j'ai beaucoup aimé ce petit livre qui se lit tranquillement par un après midi de pluie par exemple.
Tintoretto sur le forum le 01/02/09

A lire en complément des Pierres de Florence du même auteur.
Aramis sur le forum le 03/02/09

 

Editions Du Promeneur

Quelques cafés italiens

Patrick Mauriès

Avec des textes de Giovanni Comisso, Giani Stuparich, Carlo Carrà, Cesare Pascarella et Alberto Savinio.

Le sol inondé, à certaines périodes de l'année, d'un café vénitien, sous les Procuraties ; le service de porcelaine blanc et orangé du café Greco à Rome ; les murs de miroirs et de mogano, d'acajou sombre et poli, du Baratti à Turin... C'est à la fascination pour ces endroits immatériels, transitoires par essence, que ce petit livre veut donner corps. En brassant, sans fausse pudeur, réminiscences, descriptions, anecdotes, bavardages - sinon médisances - sur des rites perdus, des boissons merveilleuses, des muphtis d'Arabie, des amoureux lunatiques et des excentriques de toutes sortes, parmi lesquels le regretté Tabacchino, chien, amateur de café, dont l'émouvant éloge funèbre, qu'on lira ici, fut justement prononcé dans le lieu qu'il hanta, l'air gourmand, le regard vide, une vie durant.

Délicieux petit livre à lire pourquoi pas au café comme je l'ai fait. On se laissera transporter par les ambiances et effluves du Florian du Pedrocchi et de bien d'autres...
Comme il est dit par l'auteur; "Ce livre cherche essentiellement à retrouver un parfum : celui, mêlé, d'espresso, de bitter, d'amande et de marsala qu'exhalent les cafés en Italie-- bien distincts des nôtres qui marient des effluves plus âcres de vin, de bière et de café crème..."
Véra da Pozzo sur le forum le 15/02/09