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Ouvrages présentés sur cette page
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Le lion de saint Marc

Dans Venise la rouge

Naufragés

Lumière de la lagune

La femme du Vénitien

Venise au fil des mots

Hôpital Cendrillon

La conspiration Bosch

L’Autre Venise

Seule Venise

Un Vénitien chez les Moghols

LA BULLE DE TIEPOLO

La Fraga

Petit guide sentimental de Venise

Immersion

Lady Pirate

 

Gerhart Ellert
Collection Plein Vent (1969)

Le lion de saint Marc

de Gerhart Ellert

 

Roman historique...
L'écrivain par la bouche du doge Enrico Dandolo nous livre sa vision romancée de la pseudo quatrième croisade...et du sac de Constantinople.

 

Le vieux doge, émouvant sous la plume d'Ellert, parvient à nous faire oublier que finalement ce sont des hommes portant la Croix qui facilitèrent la tâche des Ottomans pour infliger au monde chrétien des dommages incalculables ...encore palpables aujourd'hui.
Stef*
(sur le forum le 2 mai 06)

 

Paris : Editions Payot &
Rivages, 1999. 177 p.
(Voyageurs Payot).
ISBN 2-228-89248-3

Dans Venise la rouge

Bernadette Chovelon

Le point de vue de l'éditeur

" La postérité répétera nos noms comme ceux des amants immortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard ", écrit Alfred de Musset à George Sand le 2 août 1834. Il est pourtant rentré seul de Venise, y laissant sa compagne de voyage avec un nouvel amant...
Un an plus tôt, le 19 juin 1833, le poète aux boucles blondes, vingt-trois ans, et la romancière aux yeux de velours noir, de six ans son aînée, se sont rencontrés au cours d'un déjeuner organisé par Buloz, leur éditeur. Quelques semaines de marivaudage littéraire entre ces deux écrivains déjà fort célèbres ont fait naître l'une des passions les plus célèbres - et les plus orageuses - du dix-neuvième siècle. Sans doute se soldera-t-elle par un échec sentimental, mais elle inspirera à Musset La Confession d'un enfant du siècle, et à Sand les Lettres d'un voyageur, Consuelo, Elle et Lui...

Biographie d'auteur

Bernadette Chovelon, professeur de littérature à l'université de Grenoble, est notamment l'auteur de George Sand et Solange, sa fille (Christian Pirot, 1994) ainsi que de La Chartreuse de Valldemosa. George Sand et Chopin à Majorque, en collaboration avec Christian Abbadie (Payot, 1999).

 

Ou les amours de Sand et de Musset ...au fait , elle a vécu ailleurs qu'au Danieli.
Quelqu'un pourrait-il me situer la maison dans laquelle elle a vécu sa romance avec Pagello ... je crois que c 'est du côté de San Fantin .Edda et moi, nous préparons déjà notre séjour à Venise et comme nous avons encore bien des choses à découvrir  Danielle  (sur le forum le 28 avril 06)

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Anacharsis
13 E. ISBN : 2-914777-20-5

NAUFRAGÉS

par Pietro Querini Cristoforo Fioravante & Nicolò de Michiel

Des Vénitiens en Chine, soit ; mais en Norvège ! Partie de Crète pour les Flandres en avril 1431, la nef Querina n'y accosta jamais, balayée par une tempête qui, durant cinq semaines, la fit dériver toujours plus au nord. Quittant l'embarcation folle dans une simple chaloupe, les marins échouèrent sur une île déserte au large des îles Lofoten où les onze survivants furent secourus un mois plus tard, en février 1432. Captivants et terribles, les deux témoignages, divergents et complémentaires, du marchand Pietro Querini, capitaine du navire, et de deux officiers de bord, Nicolo de Michiel et Cristoforo Fioravante, ont une force et une capacité d'émotion stupéfiantes. Une première traduction qui révèle un chef-d'oeuvre d'autobiographie. Ph.-J. C.

Traduit du vénitien par Claire de Larivière
 

Le Monde des livres du 27 avril 2006.

Naufragés.
"Au mois d'avril 1431, Messer Pietro Querini, de Venise, appareille de Candie, en Crête, à destination des Flandres, avec 68 compagnons et associés. Après avoir traversé la Méditerranée et remonté la façade Atlantique, sous les pires auspices après la mort, avant même l'embarquement, du fils aîné de Querini, le navire, au moment d'entrer dans la Manche, est emporté par une tempête. L'effroyable histoire des marins vénitiens dans les mers froides commence.
Pendant des semaines, leur bateau va se désagréger peu à peu, emporté par des vents contraires et secoué par une formidable houle. Si bien que, dans le froid de plus en plus mordant et l'obscurité croissante de l'hiver boréal, l'équipage évacuera le navire à bord de deux barques. Ce seront là d'autres semaines de terreurs et de privations, de désespoir, d'angoisse et de mort : lorsque, au début de janvier 1432, la terre est en vue, il ne reste plus que 16 personnes agonisantes dans une unique embarcation. Mais rien n'est encore terminé. L'île sur laquelle ils se trouvent est nue, déserte et inhospitalière. Un mois durant, les survivants vont se terrer dans un abri de fortune autour d'un maigre feu. Avant qu'ils ne soient saufs, cinq autre compagnons vont encore trépasser. En réalité, les tempêtes les ont jetés sur les rivages des Îles Lofoten, au nord de la Norvège ! La petite communauté de pêcheurs de l'île voisine - aux mœurs simples et affables que les naufragés crurent sorties tout droit du Paradis terrestre - les accueillera et leur permettra, le printemps venu, de retourner à Venise.
Les deux récits présentés ici de ce naufrage singulier, nous viennent du capitaine du navire, Pietro Querini, pour l'un, et pour l'autre de Cristoforo Fioravante, marin, et Niccolò di Michiel, secrétaire de bord. Ces voix, multiples, se font écho, disent et redisent le froid, la terreur, la faim et la soif, puis se complètent, s'éclairent les unes les autres pour nous permettre finalement de saisir, dans leurs divergences de tons, tout le poignant de leur aventure. Dans des récits aux allures à la fois d'action de grâce et de rapports de navigation, tous parlent de leur peur abyssale devant la catastrophe imminente avec une sincérité confondante. La parole en surplomb du délicat capitaine gentilhomme, homme d'instruction plus que d'aventure, se conjugue avec celle, plus prosaïque, des marins de métier, et leurs narrations, juxtaposées, se chargent d'une épaisseur, d'une densité peu communes : l'aventure de ces Vénitiens du XVe siècle, errants comme des âmes en peines dans les mers fantomatiques du Nord, devient au bout du compte une rencontre avec la peur universelle et primitive de chacun face aux ténèbres de l'Océan.
Naufragés est un livre que l'on pourrait à bon droit compter au nombre des « histoires de marins », avec ceci de particulier qu'elle prend place au Moyen Âge, qu'elle est le fait de Vénitiens échoués en plein hiver boréal à des milles de leur destination, et que de cette mésaventure a finalement éclôt une découverte culinaire : les survivants ramenèrent à Venise la morue des Lofoten, ou stock-fish, et c'est ainsi que naquit le Baccalà alla Vicentina, que la « Confraternité du Baccalà », à Vicenza, non loin de Venise, déguste et fait connaître encore aujourd'hui avec passion."


En passant l'auteure est spécialisée sur la Venise du Moyen Âge, je suis tombée sur son CV en faisant mes recherches. Intéressant.
Livia  (sur le forum le 27 avril 06)

N’abordez pas ce livre comme un roman au risque d’en être déçu, quoique j’y aie trouvé la même tonalité que le début du Robinson Crusoé de De Foe.
C’est un témoignage, un captivant document d’époque (1431)  Jas

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Editeur : Seuil
Isbn : 2020430541

Lumière de la lagune

Hanns-Josef Ortheil

Par un soir de chasse sur la lagune embrumée, le comte di Barbaro fait une étrange découverte. Dans les roseaux s'est prise une barque ou gît un jeune homme entièrement nu et d'une fabuleuse beauté. Apparemment mort, l' " enfant sauvage " finit par se réveiller, sans pouvoir cependant se souvenir de ses origines. Une fois recueilli dans le palais du comte, Andrea manifeste l'étonnant don d'observation qui fait de lui, peu à peu, un dessinateur et un peintre génial. La jeune Caterina Nardi, voisine du comte, aimée de lui en secret, remarque le jeune homme et en fait, après son propre mariage avec le frère du comte, le sigisbée officiel admis par la société de l'époque. Celle de la Venise du XVIIIe siècle finissant, avec ses intrigues, son faste, sa vie foisonnante et surtout sa lumière, ses lumières. Flammes de l'amour tragique et couleurs somptueuses enveloppent cet étrange génie qui préfigure Turner.

Hanns-Josef Ortheil, né à Cologne en 1951, est l'auteur de quatre romans et de plusieurs essais. Après Les Baisers de Faustina consacré au séjour de Goethe à Rome en 1786, ce deuxième roman s'inspire librement de la Venise du XVIIIe siècle finissant et préfigure le genre du peintre William Turner.
 

J'ai mis la main sur ce roman (mais ne l'ai pas encore lu)...extrait de la presse:

Il fallait qu'un jour un Allemand se décide à guérir ses lecteurs de la morbidité de son prestigieux aîné, Thomas Mann, à propos de Venise. C'est chose faite avec le roman délicat et lumineux de Hanns-Josef Ortheil. On connaissait la passion italienne de cet auteur de 54 ans depuis Les Baisers de Faustina (Seuil, 2001), consacré au séjour de Goethe à Rome en 1786. Mais ce voyage dans la lumière de la lagune, à la fin du XVIIIe siècle, fait d'Ortheil un des très raffinés Vénitiens de la littérature contemporaine. Ce ne sont pas seulement les péripéties, les histoires enchevêtrées de la famille di Barbaro et de la famille Nardi, très habilement construites et menées, qui font la réussite de ce livre. Ni même l'étrange Andrea, merveilleusement beau, que le comte di Barbaro découvre un soir de chasse, gisant dans une barque, apparemment mort, et qui va revivre, aimer, et surtout peindre à Venise ­ - Ortheil fait de lui un artiste préfigurant Turner et lui prête, en anticipant, certaines observations de John Ruskin sur la peinture vénitienne.
Josyane Savigneau - Le Monde du 27 mai 2005
Livia (sur le forum le 12 avril 06)

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Editions Abbeville

"La femme du vénitien"

Bantock, Nick
 

"L'étrange et sensuelle histoire d'un voyageur de la Renaissance, d'un ordinateur et d'une métamorphose. Sara s'ennuie au musée où elle travaille à restaurer des tableaux, jusqu'au jour où un mystérieux correspondant, par message électronique interposé, lui propose de l'aider à retrouver des miniatures indiennes disparues. Sara se lance dans l'aventure, dont nous prenons connaissance par l'intermédiaire de son journal électronique. Au bout de sa quête, elle trouvera l'amour."

J'ai l'impression que ce livre" la femme du Vénitien" est "un peu" particulier.
Je ne sais pas si je vais aimer ...quoiqu'il en soit, le livre, en lui même est bien beau.
Danielle (sur le forum le 20 mars 06)

Bonjour Danielle,
je serais curieuse d'avoir tes impressions sur le livre de Bancock (auteur dont j'apprécie particulièrement l'esthétique (artistique évidemment, la présentation)). J'ai ce livre depuis le mois de novembre mais je n'ai pas encore eu le temps de le lire... Livia

Chère Livia,
Hier soir, je me suis installée, bien à l'aise sous la couette, avec l'intention de mettre à profit ma soirée pour découvrir mes nouveaux achats littéraires.
j'ai pris en main" La femme du vénitien"....un beau livre, bien composé, les illustrations sont très raffinées.....j'ai commencé à lire....et je n'ai plus su m'arrêter. J' ai été séduite dès la première page , j'avais envie de savoir quel genre d'intrigue ce livre allait développer.
J'ai bien aimé le scénario très original (cet échange de courriels m'a fait penser à Venise.net...)....la langue est belle, à la fois raffinée et bien dans l'air du temps: la jeune femme s'exprime très librement dans son journal alors que son "courrier" est plus policé.

Plus brièvement, je dirai que c'est une belle recherche ...un beau cheminement....On devine bien sûr que l'héroïne va s'épanouir au fil des pages...
C'est une très belle histoire d'amour et d'accomplissement....qui traverse le temps.  Danielle  (sur le forum le 21 mars 06)

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aux éditions Pimientos février 2006
254 pages 20 euros.

"Venise au fil des mots"

par Gabriella Zimmermann

 

nouvelle acquisition qui vient compléter mes rayonnages vénitiens;
c'est une anthologie et un guide littéraire sur Venise.
un de plus me direz-vous.
Oui mais cet ouvrage est vraiment bien fait et original puisque à travers dix circuits, le lecteur redécouvre la Bellissima à travers les plus belles pages de la littérature française consacrées à la Sérénissime depuis 5 siècles. ( chaque chapître étant illustré d'un plan).
En fin de livre, un glossaire, Venise pratique, bibliographie par auteurs, index des lieux et éléments cités

un livre à lire avant pendant et après vos séjours lagunaires.  Véra da Posso (sur le forum le 8 mars 06)

 

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Éditions du Gref
ISBN 1-897018-03-7

Hôpital Cendrillon

Chantal Robillard

Une journée "culture à l'hôpital" : deux jeunes intervenants, comédiens et musiciens, vont lire en musique des textes aux malades. Un public inhabituel, qui souffre, physiquement et souvent moralement. Ils ont justement choisi comme thème le conte de Cendrillon. De service en service, des grands prématurés aux personnes âgées, ce seront des variations tantôt gaies, tantôt graves sur ce thème qui parle de la maltraitance.

Des textes pour rêver, des textes pour penser. Un voyage à travers les époques, les pays. Les registres de langue aussi : surveillez donc les voyelles qui font parfois l'école buissonnière ... un voyage pour oublier quelques minutes, quelques quarts d'heure, la souffrance de chacun d'entre nous.

Avec humour et humanité, Chantal Robillard nous dresse dans ce roman un portrait de nos misères, de nos espérances. A l'hôpital, précisément, où elles sont ravivées, où l'intime est confronté à la multitude et à la douleur de se reconstruire.

Née en Auvergne, Chantal Robillard vit à Strasbourg. Elle est conservatrice en chef et conseillère pour le livre et la lecture à la Direction régionale des affaires culturelles d'Alsace.
Elle publie régulièrement nouvelles et poèmes dans diverses revues, elle signe ici son troisième livre.

Chantal Robillard, Campielliste de fraîche date, s'est rapidement intégrée à la joyeuse équipe du Forum

" I merletti di Cenerentola "  Titre d'une des nouvelles de cet ouvrage, est une variation sur le thème de Cendrillon transposé dans la Venise actuelle ... actuelle ?  ... Dans un langage clair ne manquant pas de poésie, Chantal nous entraîne par d'imperceptibles glissements dans un récit où réalité, fiction, hier et maintenant s'interpénètrent fugitivement ... jusqu'à une révélation qui va ravir, j'en suis certain, plus d'une Campielliste  ;-)
Jas ..... voir sur le site

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éditions Timée.

La conspiration Bosch

D'Yves Jégo et Denis Lépée.
 

Je viens juste de le repérer en librairie. On annonce un passage de ce roman se passant à Venise et le grand Jérôme cher à Danielle.
Ca commence comme ça : la nuit ...une grille qui claque ...des bruits étranges ...un cri "muet" de stupeur ...une ombre capée menaçante ...un mort déjà peut-être...
hop chapitre suivant ...c'est sûr, ça donne envie de poursuivre... Very Happy
Toute ressemblance avec le début d'un best-seller récent.... Laughing Laughing Laughing
Ce livre coûte 21 euros je crois.  Wagon-Lits  (sur le forum le 27 mars 06)

 

BOSCH.... La Conspiration..... Commentaires
Ce qui est bien avec le roman dit historique, c'est qu'il "peut" parait-il puisqu'il est "roman" prendre ses aises avec l'Histoire... Soit...! .
Je vais vous livrer un petit secret... Je tente depuis quelques temps d'écrire quelque chose, bien sur sur Venise et bien sur en partie au XVIème siècle.... Et ce qui me terrifie et m'empêche d'avancer... c'est la PEUR DES ANACHRONISME .....
Et ce livre-là en est bourré... Même si les auteurs s'excusent à la fin de quelques "fruits de leur imagination".... retrouver mes chers Léonard, Michel-Ange, Giorgione, Raphaël, réunis, complotant dans la même pièce pour envoyer Bosch au bûcher..... Shocked Rolling Eyes ; puis Léonard (pauvre pépère), à la fois en Inspecteur Colombo, puis en preneur d'otage sanguinaire ... Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes puis la jeune héroïne qui "admire la remarquable architecture du Ponte Rialto".... en 1510 Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes près de 80 ans avant sa construction (premier projet en 1524, rappelons-nous..., ça rappelle le film sur Véronica Franco et le coucher de soleil sur la Salute, vous ne trouvez pas??); ça, ils ne s'en sont pas excusés, les auteurs ...Par contre, Philippe de Habsbourg a droit à quatre années de vie supplémentaires Shocked Bref, un Giorgione la gorge tranchée.... Quelques maisonnettes sur l'ile de Murano Shocked Shocked Rolling Eyes ...Tout cela, vous l'aurez compris, laisse un goût bizarre.... Mais pourquoi ai-je tant de scrupules ???Amateurs de polars tout à fait irrationnels... allez-y... Les autres..... Wink Wink Wink gardez vos 21 euros... 
Ticha  (sur le forum le 27 mars 06)

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Fayard, 2004.

La pensée de midi 110
L A B I B L I O T H È Q U E D E M I D I

c h r o n i q u e s


L’Autre Venise

Predrag Matvejevitch
traduit du croate par Mireille Robin et l’auteur
 



Sculpteur de lumières ou tailleur d’ombres-? Predrag Matvejevitch n’a pas peur d’affronter les évidences,car il sait pouvoir les retourner. Déjà avec la Méditerranée (Bréviaire méditerranéen, Payot-Rivage, 1995), il avait osé un bréviaire qui, après l’immense galion historique jadis écrit par Fernand Braudel, avait transformé le regard porté sur ce milieu du monde.
Dans le sillage du bréviaire, Matvejevitch s’empare de Venise avec le même art du fragment. Grâce à son étonnante capacité à rendre visible ce qui ne se voit pas, il nous donne à lire un texte étonnant. Jamais il ne tente de raconter l’histoire de Venise, jamais il n’esquisse la moindre envolée lyrique que cette ville a déjà usée jusqu’à la corde. Il se saisit simplement d’un détail et, à partir de là, tout s’éclaire. Il nous fait entrer dans une autre Venise lorsque, simplement,il raconte ses multiples variétés de pain. “Ondistinguait les quartiers – les sestieri – à l’odeur de
leur pain…” Couleurs de la rouille, en ses multiples variations d’une palette composée de vents et de sel. Douce litanie qui berce notre imaginaire et nous accompagne au delà de nos songes. Tout un palimpseste de petites histoires ressurgit, une île engloutie dans la lagune, des jardins secrets ou un cimetière insolite, des cartographes anonymes, dont les dessins scandent ce livre éblouissant, des auberges disparues ou des tessons enfouis, les cocci, des plantes aux noms improbables, cheveu de Vénus, cisthe ou absinthe de mer, sans parler du thériaque, antidote de nombreux
poisons… Cette érudition savoureuse est un enchantement. Le voyage immobile, que l’auteur a été obligé de s’imposer durant plusieurs mois, se transforme en une échappée belle vers la Sérénissime,
là où personne ne semble jamais être allé. Au terme de son périple, l’auteur s’interroge : “Je
me suis souvent demandé si Venise avait suffisamment la nostalgie d’elle-même.” Son récit n’est pourtant jamais nostalgique, même s’il sait que “les mots s’oublient, les choses perdent leurs noms, les crépuscules n’ont plus les couleurs d’antan”. En passeur de merveilles qui se tient bien loin du joli et de tout pittoresque, Matvejevitch nous donne
en fin de compte une belle leçon de littérature, à partir d’une simple leçon de choses. Mais tout l’art consiste à voir dans les interstices et à savoir restituer les fragments d’une ville en une constellation
restée jusqu’ici cachée parmi les ombres. “Les particularités des cités, notamment de celles qui sont proches de la mer, résident ou se dissimulent souvent dans leurs ombres. On ne saurait pénétrer dans l’intimité d’une ville, et de Venise en particulier, si on les contourne ou néglige.” Sous cette plume, les ombres deviennent lumières-!
 

Reçu hier matin et terminé cette nuit. ....un beau récit très intimiste qui ne nous apprend rien de bien nouveau mais qui s'attache à tout ce qui fait la Venise mineure ( chère à mon coeur)....une belle plume au service d'une ville que l'auteur connaît bien ...et qu'il aime ..tout simplement avec douceur....et modestie, ce commentaire n'engage que moi....bien sûr.
Danielle  (sur le forum le 19 janvier 06)

J'ai lu ce livre l'an dernier et je dois dire que j'ai beaucoup aimé. J'en relis d'ailleurs des passages de temps en temps. Un livre de chevet indispensable pour tous les amoureux de Venise.   Livia

c'est exactement ça, Livia, et je ferai certainement comme vous....je vais le consulter souvent car j'ai beaucoup aimé son ambiance...et puis, il foisonne d'anecdotes qu'on aime à lire et relire... Very Happy   Laurett

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Edition du Rouergue

"Seule Venise"

de Claudie Gallay

Petite suggestion de lecture : "Seule Venise" de Claudie Gallay
C'est un roman où, à l'approche de Noël, des personnages plutôt hétéroclites se rencontrent à Venise, dans une pension de famille : une fille un peu paumée (la narratrice), un vieux Prince Russe, une danseuse et son fiancé, un libraire solitaire amoureux des mots... Chacun tisse avec Venise des rapports très personnels.Venise révèle la face cachée des âmes... En plus c'est bien écrit!
Parfait pour les amateurs de Venise hivernale... Quelqu'un l'a-t-il déjà lu?
Vincent
(sur le forum le 05 sept 05)

J'ai beaucoup aimé cette ambiance intime, genre dimanche au coin du feu, avec des personnages sympathiques. Ce livre est très fluide et se lit "trop vite" comme disent les plus jeunes ....
C'est peut-être ce roman qui m'a donné envie de voir Venise en hiver et nous avons donc aussi choisi mi novembre.... Wink Wink donc j'emmène les bottes après avoir lu la consigne de Jas dans une autre rubrique, je crois !
Chris
(sur le forum le 20 sept 05)

Ce bouquin m'a un peu déroutée au début par son style un peu ..disons spécial ...mais ensuite je ne l'ai plus lâché et j'ai beaucoup aimé cette atmosphère et cette intrusion dans la Venise brumeuse et froide ..à l'extérieur ..mais chaleureuse entre les êtres ...une belle histoire attachante
Barocco 
(sur le forum le 13 oct 05)

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Editions :Phébus
ISBN2859408061

Un Vénitien chez les Moghols

de Niccolo Manucci

 

Après Marco , Niccolo
En 1653 , Niccolo Manucci , agé de quinze ans , s'embarque clandestinement sur une tartane à destination de Smyrne , en Turquie . Très vite découvert , il échappe à la mort grâce à l'intervention d'un lord anglais qui le prend à son service ...
Le livre est le récit fidèle et le plus souvent sans fioritures romanesques ( la mort de sa femme tient en trois lignes , celle de son plus fidèle ami en une seule ) de plus de cinquante années de tribulations en Asie . A l'époque , pas question de tourisme , voyager c'était à tout moment se mettre en danger de mort !
Cela commnce par la Turquie et ses moeurs barbares . Niccolo découvre le peu de considération et même la servitude et le mépris que doivent subir ses frères chrétiens . Il continue en Iran qui lui apparait un tout petit peu plus civilisé et après la mort de son protecteur s'installe en Inde malgré tous les dangers . Il y sera canonnier ( à l'époque , l'Orient est en retard en matière d'artillerie et les soldats européens sont très recherchés pour leur bravoure et la précision de leur tir .)
Il participe à de nombreux combats . Les princes moghols , dominateurs mahométans du pays , passent leur temps à faire la guerre , à intriguer , à se trahir , à ravager et à pressurer le pays majoritairement hindouiste . Ils savent utiliser les capacités des Européens et en particulier celles de Niccolo qui sera le confident et l'ami des plus grands et même leur ambassadeur , couvert de cadeaux un jour , jeté dans un cul de basse fosse le lendemain . Il rendra de grands services comme médecin (autodidacte) . Il soignera gratuitement les plus pauvres et bénéficiera de la gratitude des uns et des autres . Pourtant il ne se fait aucune illusion .
" Ils n'ont rien à offrir , dit-il , qui séduise l'Européen et lui inspire l'envie de vivre parmi eux . Le pays ne vaut rien au corps et encore moins à l'âme : pour le premier , comment pactiser avec ce qui-vive constant qui vous contraint de garder les yeux grands ouverts car vous ne pouvez jamais rien prendre argent comptant , vous devez toujours envisager le pire et croire le contraire de ce qui se dit . Oui , vraiment , le proverbe local ne ment pas , qui affirme : " Bons mots , mauvaises actions .""

Un livre passionnant dans lequel la réalité dépasse largement la fiction . On ne peut s'empêcher de penser au fameux "Livre des Merveilles" de Marco Polo , la fantasmagorie en moins ...  Danielle  (sur le forum le 7 sept 05)

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Ed.Gallimard, 10,90 euros

LA BULLE DE TIEPOLO

Philippe Delerm

Je viens de lire la critique (bonne) de
"LA BULLE DE TIEPOLO" de Philippe Delerm (Editions Gallimard)... Quelqu'un en a-t-il entendu parlé. Ou mieux, lu ??? Depuis la déception du "Piéton de Venise"... Je ne me jette plus la tête la première... Ça fait cher, à force !
Ticha  (sur le forum le 16 mai 05)

je viens de lire dans la revue POINT de VUE..une petite analyse critique du dernier livre de Philippe Delerm...je vous la livre...
Un critique d'art français et une jeune auteure italienne se rencontrent autour d'un tableau découvert aux Puces. Apparemment anodine,la toile leur est précieuse à tous deux pour des raisons différentes mais également valables.
A Paris puis à Venise,ils enquêtent ensemble,percent quelques secrets(y compris les leurs),partagent un peu de joie. Plus qu'à l'histoire proprement dite,plus qu'aux personnages eux -mêmes,le charme du texte teint au climat. Une atmosphère en demi-teinte,pudique mais non dépourvue de force. Une atmosphère,surtout,où le détail,qu'on confond souvent avec l'anecdotique,révèle la véritable valeur des choses.
Philippe Delerm,on le sait,affectionne la qualité discrète des "plaisirs minuscules".Dans ce court roman tout imprégné de Proust,il développe un peu plus son esthétique du ténu,de l'impalpable,du fugace. Parfois trop didactique,"La bulle de Tiepolo" n'en est pas moins la plupart du temps un juste,un très juste milieu entre le sérieux de la théorie et la légèreté ambitieuse de la rêverie
.
Barocco

Embarassed Embarassed Embarassed Euh.... Pour tout dire.... Je n'avais pas résisté à la tentation plus de 24 heures.... Pas ma faute... Je tombais toujours dessus, chez le libraire, sans le faire exprès...... Bôf ! ..... Ouaip ! ..... Moi, je veux bien gagner 10,90 euros pour si peu.....(de pages).... On dira "GENTILLET" ......  Ticha

Je viens de commencer la lecture de ce petit livre et je dois dire que pour le moment ça me plaît. On y parle pas mal du campo situé près du Campiello (campo Santa Margherita). Y'en a-t-il d'autres qui l'ont lu ?  Livia (sur le forum le 20 août 05)
 

...il était dans le rayon nouveauté de la bibliothèque communale, je n'ai donc pas hésité à le prendre.
La bulle de Tiepolo
donc... c'est du Philippe Delerme pur et tendre qui contraste certainement beaucoup avec le style beaucoup plus direct et parfois plus "gore" d'une Amélie Nothomb (que je lis également) pour prendre un autre exemple de littérature, mais qui n'est pas pour me déplaire... loin de là.
En fait, je crois que j'y trouve ce que je cherche dans tous les livres que j'ouvre... un support à faire fonctionner mon imagination, une possibilité nouvelle de rêver et non une description crue d'un monde qu'il suffit d'ingérer sur n'importe quelle "mauvaise" chaîne de télévision.
- C'est pas une critique, ça, Albert(o) !
- Bon, ben... pour résumer : si vous chercher de l'action, des descriptions chirurgicales et des mystères à rebondissement, vous serez déçus. Dans ce cas précis, dirigez-vous plutôt vers la série noire car ce petit livre n'est tout au plus qu'un instant de vie saisi au hasard d'une rencontre.
Le reste n'est qu'une question de goût !  
Albert(o) (sur le forum le 20 août 05)

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Gallimard 386p
ISBN 2070771164

La Fraga

Danièle Sallenave

Résumé
Venise, 1893. Le passé glorieux de la ville est derrière elle, mais sa beauté dégradée demeure saisissante ainsi que la vie intense des quartiers populaires. Il ya là de quoi changer un destin, faire basculer une vie.
Fille d'un pasteur de Nouvelle-Angleterre, Mary Gordon est venue à Venise avec la jeune fille dont elle est la gouvernante. Au moment de quitter la ville, ses couleurs, ses odeurs, la façade ruinée de ses palais, son histoire partout présente, elle a une révélation : elle ne repartira pas. Retrouver la Nouvelle-Angleterre  ? Épouser un pasteur  ? Tel est son destin de jeune femme douée, cultivée, mais pauvre

 

"La fraga"
Tout chaud...tout chaud le dernier livre de Danièle Sallenave!
"Venise 1893..."..il ne m'en fallait pas plus pour craquer...La suite on appréciera à la lecture.


Par contre, je suis en train de lire un roman de François Pédron pas tout jeune (le roman!)...1991 chez Albin Michel: "Véronica, la vénitienne"...
L'histoire romancée d'une des plus célèbre courtisane de Venise.
Un réel plaisir pour les sens!
"Obligée de devenir courtisane pour payer au Turc la rançon qui sauvera son frére"...Et pourquoi pas?
Beaucoup de suavité, un soupçon d'érotisme...le tout s'envole dans un vocabulaire "de la mort" Laughing Laughing Laughing
Vous saurez tout sur les moeurs et l'éducation de ces belles de nuit...ainsi que sur leurs soupirants de l'époque, leurs manies, leurs phantasmes...suivant la nationalité Laughing
L'ombre immense du Titien colorant le quotidien de la rousse héroïne. Je ne suis qu'à la moitié...mais quel délice Laughing Laughing
Stef* (sur le forum le 11 août 05)

Lu dans "Point de vue " de cette semaine...
Bridget Jones ..au temps des puritains.
Le XIXe siècle, période rigide et puritaine par excellence est le cadre parfait des destins romanesques. A Venise alors que s'étirent lentement les dernières années du siècle, Mary Gordon, une gouvernante au service de la fille de riches négociants bostoniens, est sur le point de fêter ses trente ans. Un âge fatidique à l'époque. Pour la jeune femme, fille d'un pasteur de la Nouvelle Angleterre, ce sera une renaissance. Un vers de la Traviata, entendu un soir à la Fenice, fait basculer son destin:"L'amour est le souffle de l'Univers".
Ce qui n'est qu'une intuition, perçue à travers les odeurs, les couleurs et la vie bruyante de la Sérénissime, va peu à peu se transformer en certitude. La vie a mieux à offrir qu'un sage mariage avec un pasteur américain ! Sa décision est prise : elle ne retournera jamais à Boston.
Dès lors la jeune femme découvre toutes les libertés que son éducation lui avait interdites. La plus importante d'entre elles sera sa vocation de peintre. A l'image de la cité des Doges ouverte sur la mer et l'Orient, Mary absorbe les multiples influences étrangères ,se laissant imprégner par l'esprit de modernité et de rébellion qui souffle dans les grandes capitales européennes. Cet apprentissage artistique et amoureux l'emmènera jusqu'à Vienne, où elle étudie l'Art nouveau avant de revenir à Venise, mûrie, totalement délivrée de ses fantômes et de ses chaînes.

Prix Renaudot pour Les Portes de Gubbio en 1980 , Danièle Sallenave règle sa machine à remonter le temps avec la précision d'une magicienne...

Alors Steph...on attend ton avis éclairé et reposé...... Rolling Eyes Rolling Eyes Wink Wink Wink Wink   Barocco

Je viens de terminer..La Fraga"..........c'est dire que ce roman m'a plu car je l'ai lu presque d'une traite.........Au fil des pages, on suit les déplacements de l'héroïne dans Venise, on situe l'histoire..et puis ...enfin je parle de mon "ressenti" (sais pas si le mot existe Shocked ).....j'avais envie de voir les tableaux de Mary......et si en tapant son nom sur Google????????? Very Happy Wink Wink
Un beau livre........une belle histoire de femme..courageuse et particulière Very Happy
Danielle
(sur le forum le 11 août 05)

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Seuil, Coll. «Solo», 2000, 297p. ISBN 2020378132

 Petit guide sentimental de Venise

Paolo Barbaro.



Qui n'a pas rêvé d'avoir pour compagnon de voyage à Venise un vrai connaisseur qui le guide dans le labyrinthe? Parce ce qu'il aime sa ville plus que tout au monde, Paolo Barbaro a écrit ce «petit guide sentimental» à l'usage des visiteurs qui ne se satisfont pas d'un week-end hâtif dans la cité des doges. Ce sont les Vénitiens de souche qui apparaissent dans ces pages, avec leur tracas et leurs bonheurs, leurs émerveillements qu'ils partagent avec nous, leurs protestations contre la dégradation de leur ville. Grâce à quelques cartes précieuses, un glossaire, un index, nous voici parés pour nous aventurer le long des canaux dérobés, dans les ruelles qui échappent au flux des touristes. Et nous écoutons la voix d'un grand écrivain qui accepte de livrer ses secrets pour nous faire mieux connaître et aimer sa ville, pour nous convaincre d'y revenir et, qui sait, d'y vivre.

Sur l'auteur:
Paolo Barbaro, Ennio Gallo de son vrai nom, est originaire de Vénétie et vit à Venise. Comme nombre d'autres écrivains italiens réputés, citons ici Primo Levi ou Emilio Gadda, Paolo Barbaro partage sa vie entre l'écriture littéraire et l'exercice d'une profession technique, il est en effet également ingénieur spécialisé en hydraulique. Ce qui du reste explique de son angle d'attaque de Venise qu'il explore depuis les années 1980 à travers l'écriture littéraire.

J'ai commencé ce bouquin il y a peu donc je ne vous en dirais pas grand'chose hormis que ça s'annonce assez bien... Paolo Barbaro, l'auteur, vénitien de naissance, revient vivre à Venise après plusieurs années 'd'exil" professionnel si j'ai bien compris. Mais ce que je trouve étonnant, c'est qu'en lisant ce livre, je fais souvent le rapprochement avec Jas. J'avais même souligné ça dans mon message mais j'ai effacé en me disant que ce nest qu'une impression...C'est pas un roman, c'est pas un guide, c'est mieux que le Vircondelet (moins pompeux). Quelqu'un peut-il en parler??????? 
Joëlle
  (sur le forum le 7 sept 05)

TITE JOËLLE.... C'est bien, tu commences à découvrir les "arcanes" du Campiello, comme me disait Danielle, il n'y a pas si longtemps.... Le "Petit Guide Sentimental", comme les Lunaisons Vénitiennes et tous les livres de Paolo Barbaro, sont pour nous, les campiellistes, des "must" incontournables depuis bien longtemps.... Il est ingénieur hydraulique, et ne s'appelle pas du tout Paolo Barbaro....... Si tu visites bien le site de JAS... tu trouveras son vrai nom.... Bonne lecture.... Ce livre est à apprendre PAR COEUR... Wink Wink Wink Wink   Ticha

Mon impression:
Ce livre aurait pu s'intituler «Chronique de la vie ordinaire à Venise». Barbaro nous promène avec lui dans sa vie de tous les jours, dans les calli, les campi, sur les rii et sur la lagune. On est donc loin de la Venise touristique. C'est la Venise des petits détails qui trop souvent passent inaperçus.
«Chacun a son image, son rêve, son idée... Venise engendre par nature une myriade d'images, réelles, et réflétées, les plus disparates, de la transparence à la confusion, au renvoi, au rejet, à l'envoûtement. Elle multiplie les comparaisons avec les autres villes, différentes pour chacun de nous; elle crée continuellement les tensions les plus étranges, souvent opposées, impensables ailleurs.» p.151  
Livia
  (sur le forum le 7 sept 05)

J'aime beaucoup , Livia , la seconde partie de votre évocation .
Et j'aime cette Venise froide , âpre et inhospitalière tant il est vrai que pour qu'un peuple , à l'instar des arbres , donne ses plus beaux fruits - ceux de la civilisation - , il faut le contraindre , lui imposer de fortes coercitions .
Rien dans la facilité .
La douce Venise n'en fut pas vraiment exemptée . Gérard
 

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Collection « L'Infini »
Roman
A77545
ISBN 2070775453

 

Immersion

Alain Fleischer



À Venise, ville indéfiniment plongée dans ce que les photographes appellent un bain d'arrêt – entre révélation et fixation des images –, le narrateur, David Fischer, est à la recherche d'une histoire dont on ne sait s'il doit la retrouver ou l'inventer. Il rencontre là deux figures essentielles : celle du vieux maître à penser, l'éternel survivant (le prince juif Avigdor Sforno), et celle de la jeune maîtresse perdue, l'éternelle revenante (une nageuse praguoise en qui il voit la réincarnation d'une noyée de Buenos Aires : Stella). Le premier n'est là que pour disparaître, après avoir survécu à tout, remettant enfin son destin entre les mains de son biographe. La seconde, après être réapparue, n'est là que pour sur-vivre – vivre plus – en se dédoublant encore, pour déjouer le double, ou la doublure, que son amant voit en elle.
 

Ma période préférée de l'année!!
J'ai rapidement repéré un roman qui semble se passer à Venise. En voici un extrait :
« Toujours on meurt de ce que l'on a vécu. Et toujours, vivre n'est que survivre à ce dont on n'est pas mort. Parce que cette ville, depuis des siècles, flotte entre deux eaux plus encore qu'elle n'émerge, avec ses noyés, les Vénitiens, elle et eux prêts à l'engloutissement définitif d'un jour à l'autre,
Venise est la capitale de l'humanité survivante... » : le livre dont je suis venu chercher ici le point de départ, ou alors la suite, le prolongement, pourrait commencer ainsi, se dit David. Une autre entrée, ou une autre continuation serait celle-ci : « C'était quand j'étais vieux, maintenant je suis trop jeune pour me souvenir de tout cela... »  Livia ( sur le forum le 2 sept 05)

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XO Editions, Paris, 2005
ISBN : 2-84563-229-0

Lady Pirate

Mireille Calmel

Dans la série Lady Pirate..."La parade des ombres"...grosse brique de 492 pages...Mireille Calmel (Le lit d'Aliénor, Bal des loups) entraîne pour sa deuxième aventure, l' héroïne à. ..Venise Laughing
La période de congé brûlant à nos portes ...cela devrait être pour le moins assez délassant.
J'espère qu'il ne faut pas avoir lu le premier pour saisir l'affaire.
quoiqu'il en soit....j'ai pas pu résister Laughing Laughing Laughing
Qui lira, verra!

Stef*  (sur le forum le 27 juin 05)

J'ai suivi une émission il y a quelques semaines sur Europe 1, qui avait comme thème ce bouquin. L'auteur ne m'a pas emballée ( je redoute un peu cette littérature de bonne femme, pleine de clichés) mais le récit m'a tout de même paru bien documenté. Donc, Stef*** à toi de jouer et de te lancer....Tu nous diras Razz Razz Razz Razz   Joëlle

Joëlle, ton impression, après lecture, est mienne.
Psychologie abrégée, rapports entre les protagonistes entendus et attendus...
Malheureusement l'épilogue les agite tous et non ...le contraire.
N'en reste pas moins une juvénile épopée de pirates et...(bonheur) de salutaires embruns qui ont délavé les quelques souvenirs boucanés de ma trop brève existence seychelloise.....  Stef*

 

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